Pulvériser les principaux arguments anti-RIC

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Objection n°11 : De meilleurs instruments que le référendum existeraient

Cette argument est utilisé par les tenants du système purement représentatif lorsqu’ils sont mis au pied du mur par des citoyens revendiquant une vraie démocratie : pour donner l’impression de ne pas être sourds à leurs attentes, ils suggèrent de « meilleurs » outils qui sont surtout moins menaçants pour eux.

Un politicien belge a ainsi proposé la « démocratie dialogique » qui se rapproche des « jurys citoyens » mis en avant par Ségolène Royal par exemple. Un groupe de citoyens est réuni par tirage au sort ou en incluant aussi des volontaires, reçoivent des informations sur un thème imposé, discutent entre eux guidés par un animateur, changent éventuellement d’avis, peuvent questionner des « experts » et a la fin prononcent un jugement et proposent des solutions. Mais la décision de les mettre en œuvre leur échappe ! Les élus restent ainsi maîtres du jeu. De plus, les promoteurs de ce genre de procédé laissent entendre qu’avec le RIC, il n’y a pas de débat ni de formation sociale de l’opinion pouvant faire évoluer les positions, ce qui est faux ! Preuve en est le référendum de 2005 sur le TCE : les sondages sont partis de 60% de oui à 45% le jour du vote…

« l’enquête citoyenne » (appelée aussi « forum citoyen ») et la « prise de décision interactive » (appelée aussi processus décloisonné) sont d’autres instruments de la démocratie participative : un groupe déterminé de citoyens sont régulièrement questionnés sur toutes sortes de sujets, ou l’ensemble d’entre eux sont appelés à se réunir pour résoudre des problèmes spécifiques identifiés par l’administration, mais comme les initiatives sont prises par les autorités, l’implication des citoyens est beaucoup moins intense que lorsqu’ils ont eux-mêmes l’initiative ! Le bénéfice d’un débat public qui est provoqué par un référendum, c’est que tous les citoyens sont confrontés à des arguments contradictoires sur une longue période de temps, ils ont donc l’occasion d’examiner le problème en profondeur et de se forger une opinion ! D’ailleurs, l’aspiration des citoyens à la démocratie directe est croissante : aux Pays-Bas, en 1998, l’adhésion au RIC atteignait 80 % contre 62 % en 1972. (En France, selon 2 études datant du début des années 2000, 82 à 88 % des personnes interrogées sont favorables au RIC).


Lu 52836 fois Dernière modification le lundi, 10 novembre 2014 22:00

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