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Objection n°9 : La rédaction de la question lors d’un référendum peut être manipulée

Ainsi, la formulation de la question pourrait induire les gens en erreur et les amener à voter contre leur conviction ! Ce problème se pose surtout dans le cas de plébiscites (c’est-à-dire de référendums à l’initiative du pouvoir en place) qui posent parfois plusieurs questions en une seule, car les politiciens ont une longue expérience dans la manipulation de leurs électeurs. Mais si on interdit – comme les Suisses – tout plébiscite (car le gouvernement et le parlement ont d’autres moyens d’action et n’ont pas besoin de recourir au référendum), laissant le référendum à la seule initiative des citoyens, cette situation n’a aucune raison de se présenter. On peut aussi exiger légalement que l’initiative ne porte que sur une seule question, comme c’est le cas en Suisse, où la chancellerie fédérale peut également rejeter une initiative citoyenne si sa formulation est clairement trompeuse.

En fait, il n’existe aucun exemple de référendum dans lequel les gens n’auraient pas compris la question et voté à l’envers ! Par contre, c’est en votant pour les partis qu’on est dans le flou artistique car on ne sait pas vraiment ce qui sera retenu du programme général et ce qui sera abandonné, notamment s’il s’agit de négocier avec d’autres partis pour former une coalition. Dans ces conditions, c’est faire preuve de mauvaise foi que de mettre en avant une quelconque ambiguïté dans la rédaction de la question lors dans la prise de décision en démocratie directe !


Lu 52922 fois Dernière modification le lundi, 10 novembre 2014 22:00

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